Addiction aux opiacés

La clinique du Dauphiné reçoit des patients présentant un abus ou une dépendance aux opiacés pour un sevrage ou pour un traitement de substitution et pour évaluer les troubles psychologiques qui peuvent être associés.

L’héroïne est un opiacé puissant obtenu par synthèse à partir de la morphine, extraite du pavot. La morphine est le médicament le plus actif contre la douleur. Il arrive que ce médicament soit détourné de son usage avec les mêmes dangers que ceux de l’héroïne. L’héroïne provoque très rapidement l’apaisement, l’euphorie et une sensation d’extase. Cet effet immédiat de plaisir intense est suivi d’une sensation de somnolence accompagnée parfois de nausées, de vertiges et d’un ralentissement du rythme cardiaque. Quand l’usage se répète, la tolérance au produit s’installe et le plaisir des premières consommations diminue. En quelques semaines, le consommateur ressent le besoin d’augmenter la quantité et la fréquence des prises : la tolérance s’installe. La vie quotidienne tourne autour de la consommation du produit du fait de la dépendance.

Symptômes et entrée dans la maladie

L’hospitalisation est indiquée lorsqu’une prise en charge ambulatoire se révèle insuffisante, lorsqu’une rupture avec l’environnement dans lequel se fait la consommation est nécessaire. L’objectif d’une hospitalisation est l’arrêt de la consommation et de la prise compulsive d’opiacés. Cette prise en charge intègre les aspects médicaux et psychologiques de chaque patient, le sevrage n’étant qu’une étape.

Diagnostic

Le projet thérapeutique doit être défini avant l’admission à la clinique, soit en accord avec le psychiatre traitant du consommateur souhaitant un sevrage, soit lors d’une consultation de préadmission avec un médecin de la clinique. Ce projet comprend les objectifs de l’hospitalisation, ainsi que le contrat de soins entre le patient et l’équipe soignante.

 

Évolution

Le traitement médical peut prendre la forme :

  • soit directement d’une procédure de sevrage avec mise en place d’un traitement médicamenteux pour soigner les symptômes physiques et psychologiques de manque ressentis pendant le sevrage.
  • soit d’une prescription de traitement de substitution. Celui-ci consiste à remplacer la consommation d’héroïne par la prise par voie orale de médicaments opiacés.

Les entretiens quotidiens avec le psychiatre et les activités thérapeutiques (psychomotricité, relaxation, art-thérapie, réunion de patients sur les pathologies psychiatriques’) sont ciblés vers les mêmes objectifs grâce à une concertation quotidienne entre les différents intervenants. Les familles des patients sont informées et impliquées dans les soins si les patients le souhaitent.

L’hospitalisation se fait en lien avec le psychiatre habituel du patient s’il en a un, dans le cas contraire, le médecin de la clinique peut proposer un suivi ambulatoire nécessaire au maintien de l’abstinence à la sortie de la clinique.

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