Addiction au cannabis

clinique le coteau les coteaux dauphiné grenoble clinique psychiatrique troubles mentaux établissement dépression depression psy barbe médecin medecins médecins consultation addiction cannabis pétardLa clinique du Dauphiné reçoit des patients en difficulté avec le cannabis pour un sevrage et pour une évaluation des troubles psychologiques associés.

La consommation de cannabis est un problème de santé publique, à 17 ans 20% des adolescents en usent plus de 10 fois dans l’année ; 15% en consomment plusieurs fois par semaine.

Il y a donc plusieurs types de consommateurs : occasionnels, réguliers, dépendants.

Schématiquement, on repère deux types d’usagers : d’un côté ceux qui ont une vie sociale « normale » et dont la consommation n’a pas ou peu d’incidence sur le fonctionnement social, et d’un autre, ceux dont la consommation altère franchement la vie sociale et le fonctionnement psychique. De nombreuses études montrent que la consommation répétée de cannabis peut déclencher de réels troubles psychiatriques chez les sujets fragiles et prédisposés.

Les conséquences d’une toxicomanie dépendent de la drogue, sa quantité, sa qualité, mais aussi du consommateur : sa personnalité, ses antécédents.

Le cannabis peut donc déclencher un état psychiatrique aigu avec délire et hallucinations ; une consommation régulière et prolongée engendre souvent un état d’indifférence, de mise à distance de la réalité, une perte de motivation.

L’hospitalisation est indiquée lorsqu’une prise en charge ambulatoire se révèle insuffisante, lorsqu’une rupture avec l’environnement dans lequel se fait la consommation est nécessaire, ou lors d’un accident psychiatrique.

Le sevrage implique une prise en charge médicalisée prenant en compte l’ensemble des difficultés psychologiques rencontrées par le patient.

Le projet thérapeutique doit être défini avant l’admission à la clinique (soit par le psychiatre traitant adresseur, soit lors d’une consultation de pré-admission).

Ce projet comprend les objectifs de l’hospitalisation, ainsi que le contrat de soins entre le patient et l’équipe soignante. Le sevrage nécessite souvent la mise en place d’un traitement médicamenteux atténuant les symptômes occasionnés par l’arrêt complet de la prise de toxique et facilitant l’abstinence à long terme.

Les objectifs de l’hospitalisation sont multiples :

  • arrêt complet de la consommation de cannabis ;
  • évaluation psychiatrique au décours du sevrage afin de repérer une éventuelle pathologie émergente, pouvant nécessiter l’instauration d’un traitement spécifique ;
  • prise de distance avec un environnement favorisant la consommation de substances et permettant la mise en place de nouveaux projets.

Les entretiens quotidiens avec le psychiatre et les activités thérapeutiques (gestion du stress, module addiction, activation comportementale, activités créatrices…) sont ciblés vers les mêmes objectifs grâce à une concertation quotidienne entre les différents intervenants. Les familles des patients sont informées et impliquées dans les soins si les patients le souhaitent.

L’hospitalisation se fait en lien avec le psychiatre traitant si le patient était déjà suivi, dans le cas contraire, le médecin de la clinique peut proposer un suivi ambulatoire nécessaire au maintien de l’abstinence à la sortie de la clinique.

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